Étude de cas
Moon Trade Quatre pages qui portent l'argumentaire
La plupart des plaquettes échouent parce qu'on les dessine avant de savoir ce qu'elles doivent dire. Pour Moon Trade, nous avons écrit l'argumentaire et conçu la mise en page ensemble, sur quatre pages.
Le contexte
Moon Trade avait besoin d’une plaquette commerciale.
C’est la demande la plus banale du métier, et celle qu’on rate le plus souvent — pour une raison qui n’a rien à voir avec le graphisme. Dans la plupart des cas, le client fournit un texte, le studio le met en page, et l’on obtient un document bien composé dont personne ne lit la deuxième page.
Le problème n’est pas la mise en page : c’est que le texte n’a jamais été écrit pour être mis en page. Un argumentaire commercial a un ordre — ce qui accroche, ce qui rassure, ce qui décide — et cet ordre doit être le même que celui des pages. Quand les deux sont conçus séparément, ils se contredisent.
Ce que nous avons produit
Une plaquette de quatre pages, dessinée et rédigée ensemble.
L’argumentaire d’abord
Nous avons structuré l’argumentaire avant la maquette : quels avantages sortent en premier, lesquels attendent la page suivante, ce qui se dit en un titre et ce qui demande un paragraphe.
C’est le travail invisible du projet, et c’est lui qui décide du reste. Une plaquette dont la hiérarchie est juste se lit sans effort ; on croit alors que le design est réussi, alors que c’est l’ordre des idées qui l’est.
Quatre pages, et pas six
Le format contraint utilement. Quatre pages obligent à trancher ce qui compte — et un prospect qui reçoit quatre pages les parcourt, là où il repose un document de douze.
Une mise en page qui sert la lecture
Chaque élément visuel a été pensé pour porter l’argument plutôt que pour l’accompagner : ce qui doit être vu en premier l’est, et ce qui doit rassurer se trouve là où le doute apparaît.
Ce que ça change
Moon Trade dispose d’un support qu’un commercial peut poser sur une table sans avoir à l’expliquer — et qu’un prospect peut emporter et relire seul, ce qui est le vrai test d’une plaquette.
C’est aussi, souvent, la première chose qu’une entreprise montre d’elle-même. Une plaquette juste ne fait pas vendre à elle seule ; une plaquette bâclée fait douter avant le premier argument.
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