Étude de cas
Manohy Une charte qui relie la terre à l'export
Manohy exporte des produits cultivés à Madagascar. Nous avons proposé son logo puis, une fois celui-ci validé, écrit la charte qui en règle l'usage, du nom jusqu'au sac d'export : 36 pages, validées par le client.
Le contexte
Manohy est une entreprise familiale qui exporte des produits cultivés à Madagascar : vanille, cacao, épices. Nous avions d’abord travaillé son logo : des propositions, puis le dessin que le client a validé. Ce qui manquait ensuite, c’était la règle : comment le poser, dans quelles couleurs, avec quels caractères, sur une lettre, un site, une étiquette ou un sac de jute.
Une marque d’export voyage plus loin que ceux qui l’ont dessinée. Elle passe entre les mains d’un imprimeur, d’un fabricant d’emballages, d’un acheteur à l’autre bout du monde. Si la règle n’est pas écrite, chacun l’invente.
Ce que nous avons produit
Une charte graphique de 36 pages, en sept chapitres et une annexe : le nom, le logotype et ses déclinaisons, les couleurs, la typographie, le moodboard et l’orientation visuelle, les éléments graphiques, les applications, puis les fichiers à utiliser. C’est une seconde version, écrite après une relecture de la première. Le client l’a validée.
Partir du nom
Manohy est un verbe malgache : joindre, nouer, relier bout à bout ; continuer, poursuivre, prolonger. La charte est construite sur ce double sens. Le symbole se lit en quatre éléments — une tige, une fleur, l’initiale M, un ancrage dans le sol — et sa ligne médiane sort du M pour devenir un fil : une seule ligne continue qui entre et sort par les bords de chaque support. Dans la charte elle-même, chaque page reprend le fil à la hauteur où la précédente l’a laissé : posées bout à bout, les pages ne forment qu’un trait.
La charte reprend le logo tel qu’il a été validé, sans en modifier le dessin : elle en règle l’usage.
Des couleurs qui servent à trier
La palette compte huit couleurs, toutes nommées en malgache : Ala, la forêt, le vert du logo ; Tsiry, la pousse ; Alina, la nuit ; Ronono, le lait. Les trois couleurs de récolte — Tantely le miel, Tany la terre, Kakao le cacao — ne sont pas décoratives : chacune code une filière, vanille, épices ou cacao, et colore le bandeau de son étiquette. Chaque teinte est donnée en HEX, RVB, Lab, et en CMJN pour deux papiers, couché et non couché, parce qu’une étiquette en kraft n’imprime pas comme une plaquette.
Deux familles de caractères sous licence libre
Fraunces pour les titres et les citations, Hanken Grotesk pour le texte et les tableaux. Les deux sont sous licence libre SIL : utilisables sur tous les supports, sans frais, sur chaque poste qui produit un document. Pour Fraunces, l’axe SOFT arrondit les empattements, et c’est la version la plus douce qui a été retenue : elle rejoint le dessin du logotype au lieu de le contredire.
Des signes pour marquer l’origine
Le fleuron — la fleur du symbole, isolée —, des cachets d’origine dans l’esprit des tampons d’export, et une étiquette de traçabilité bilingue : origine, récolte, lot, poids net, producteur. La charte les applique ensuite à la papeterie, aux réseaux sociaux, au site, aux emballages — du tube de vanille au sac d’export marqué au pochoir — et à un stand de salon.
Des images d’intention, pas un reportage
Les photographies du moodboard sont des images d’intention, dont une partie générée par IA. Elles fixent une direction — lumière, cadrage, sujets — et non la réalité de Manohy. La charte liste les douze images à produire lors d’un vrai reportage, qui les remplacera. C’est pourquoi les pages présentées ci-dessous sont celles du travail de charte, sans photographie.
Ce que ça change
Manohy dispose d’une règle écrite, validée, et d’une annexe qui dit quel fichier utiliser pour quel usage et comment le nommer. Le prochain imprimeur, le prochain fabricant d’emballages ou la prochaine personne qui rédige une fiche technique n’a plus à deviner : la marque tient d’un support à l’autre sans que nous soyons dans la pièce.
En images
Ce que ça donne
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Trois versions du logo, et l'ordre dans lequel les choisir.
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Deux couleurs de signature, deux de base, trois de récolte et une utilitaire.
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Deux familles sous licence libre ; l'axe SOFT rapproche les titres du logotype.
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Fleuron, cachets d'origine et étiquette de traçabilité.
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