Étude de cas
Hamac Vendre l'affichage à des gens qui vivent en ligne
Une régie publicitaire dont l'inventaire tient dans des lieux plutôt que dans des panneaux. Nous avons construit la vitrine qui récolte des demandes de devis déjà qualifiées — puis, mois après mois, les contenus qui vont défendre l'affichage là où se trouvent les annonceurs : en ligne.
Le contexte
Hamac est une régie publicitaire installée à Madagascar. Son inventaire n’est pas un catalogue de panneaux : c’est un réseau de lieux. D’un côté ce qui roule — taxi-be, Bus Class, Bus Cotisse — de l’autre ce qui attend : abribus, gares routières, terrain de sport, centre commercial.
Cette richesse est aussi le problème. Un annonceur qui découvre la régie ne sait pas encore lequel de ces supports le concerne, ni ce que coûte l’un par rapport à l’autre. Le premier appel commence donc par une série de questions que la page aurait pu poser à sa place — et pendant ce temps, personne ne parle du projet.
Il y a un second problème, plus retors, et c’est celui qui décide de tout le reste. Les annonceurs que Hamac veut convaincre passent leurs journées sur un écran. Ils y ont leurs habitudes, leurs tableaux de bord, leur budget déjà engagé. Leur parler d’affichage, c’est leur proposer un média qu’ils ne savent plus mesurer — et il faut le faire à l’endroit même qu’on prétend dépasser.
Ce que nous avons produit
Une offre rangée en deux familles
Plutôt que d’aligner les emplacements, la page les regroupe : visibilité mobile et visibilité fixe. Deux cartes, deux logiques d’exposition — être vu en circulant, être vu en attendant. Chaque famille énumère ses supports nommément, ce qui permet à un visiteur de se reconnaître en quelques secondes au lieu de parcourir une liste.
Le reste de la page tient le même contrat de clarté : trois raisons de choisir la régie, un parcours en trois étapes — cadrage, production et validation, pose et reporting — et les marques déjà présentes sur le réseau. Rien qui ne serve à décider.
Un formulaire qui fait le travail de qualification
C’est le cœur de la mission. La demande de devis ne se contente pas d’un nom et d’un message : elle demande l’entreprise, le téléphone au format malgache, le NIF/STAT si le prospect l’a sous la main, et surtout les supports qui l’intéressent, à cocher dans les deux familles présentées plus haut.
Un champ coché vaut mieux qu’une phrase à interpréter. La régie sait, avant d’ouvrir la conversation, s’il s’agit d’un habillage de taxi-be ou d’une présence en centre commercial.
Un acheminement, pas une boîte de réception
Chaque demande part vers un traitement automatisé qui la structure et la transmet à l’équipe, sans qu’un formulaire de plus vienne s’échouer dans une messagerie partagée. Une vérification anti-robot protège l’envoi : le formulaire est la porte d’entrée commerciale du site, il ne pouvait pas être aussi la porte d’entrée du spam.
Et, chaque mois, la prise de parole qui l’alimente
Une vitrine ne se remplit pas toute seule. Depuis avril 2026, nous produisons la communication sociale de la régie : carrousels, stories, formats courts, citations, visuels de support. Une quinzaine de séries, dont la matrice est à chaque fois un gabarit réutilisable — un carrousel Hamac, un modèle de story, un modèle de citation — plutôt qu’un fichier neuf par publication.
L’angle éditorial est le nerf de la mission, et il tient en une inversion. Le carrousel présenté plus bas ne commence pas par vanter l’affichage : il donne raison à l’annonceur. « Vous postez tous les jours, vous boostez vos contenus. Et ça fonctionne. » Puis il déplace la question — cette audience-là, ce sont ceux qui vous suivent déjà, ceux qui vous cherchent, ceux qui tombent sur vous par hasard. Et tous les autres ?
C’est seulement là que la régie a quelque chose à dire, et elle le dit dans les termes du client : la présence urbaine ne remplace pas la stratégie digitale, elle la prolonge là où le défilement s’arrête.
Le reste suit le même principe. Quand un emplacement fort entre au catalogue — le centre commercial de La Croisée à Ivato, par exemple — il ne fait pas l’objet d’une annonce, mais d’un argument : fort trafic, forte visibilité, un seul régisseur.
Ce que ça change
La page ne cherche pas à vendre l’affichage — elle rend une régie lisible pour quelqu’un qui n’en a jamais acheté. Ce qui arrive à l’équipe n’est plus « une demande d’information », mais un besoin déjà situé : un annonceur, un support, un projet.
Le premier appel peut alors commencer par la seule question qui compte : quand.
Et la vitrine ne reste pas seule à attendre. Les contenus vont chercher l’annonceur là où il travaille, avec un argument qui ne l’oppose pas à ses habitudes : c’est le média qu’il connaît qui amène à celui qu’il a oublié.
En images
Ce que ça donne
-
L'offre tient en deux familles, et la page ne demande jamais au visiteur de deviner laquelle le concerne.
-
Le formulaire de devis : le support voulu se coche, il ne se raconte pas au téléphone.
-
L'accroche pose le doute avant de vendre quoi que ce soit.
-
On commence par donner raison à l'annonceur. C'est la seule façon de se faire lire ensuite.
-
Le retournement, en une planche : l'audience manquante est celle qu'on croise dehors.
Autres réalisations
À découvrir aussi
Jeune Patronat de Madagascar
Jeune Patronat de Madagascar – Installer un rendez-vous dès la première édition
Le Jeune Patronat de Madagascar lançait sa première grande rencontre entrepreneuriale. En trois mois, Takamoa a construit le dispositif entier — identité, contenus, vidéo, landing page, campagnes — et confié la scène à une maîtresse de cérémonie conçue par intelligence artificielle.
Jeune Patronat de Madagascar
Jeune Patronat de Madagascar – Recruter au forum sans aller à Paris
Le Forum de l'emploi Diaspora réunissait à Paris les entreprises malgaches et les talents de la diaspora, le temps d'un job dating. Nous avons construit la plateforme qui prolonge ces deux journées de cinq mois, et les ouvre à celles qui ne pouvaient pas faire le voyage.
Seraiko
Seraiko – Une campagne digitale à succès pour le premier site de seconde main à Madagascar
Avec son arrivée sur le marché, Seraiko.mg s’est fixé un objectif ambitieux : devenir la référence du e-commerce de seconde main à Madagascar. Mais pour s’imposer rapidement, il ne suffisait pas simplement d’être présent.